Une étude faite aux Etats-Unis sur la mise à disposition de DSA dans des centres commerciaux et les lieux d'habitation
(avec 1 600 DSA répartis sur 500 sites, 500 sites sans DSA, s'appuyant sur 19000 volontaires formés à la réanimation
cardio-pulmonaire) montre que la mise à disposition de DSA dans les lieux publics double les chances de survie.
Afin d'avoir un meilleur temps de réponse sur une urgence cardiaque, la ville de Londres a fait une expérience de trois
ans consistant à équiper les véhicules de la police londonienne (CPOL) de DSA. 147 policiers ont été formés, ils ont
répondu à 1 103 appels sur 1 232, ce qui a permis de faire descendre le temps de réponse à 9 minutes environ. Seules 25
victimes étaient en état de mort apparente, et sur ces 25 victimes, seules 13 étaient en fibrillation ventriculaire (le DSA
n'a autorisé la délivrance du choc que sur ces 13 victimes là). Si l'on ne prend en compte que ces 13 victimes, le temps
d'intervention moyen était de 5 minutes, et la durée de mise en oeuvre du DSA était en moyenne de 24 secondes, soit un
premier choc délivré environ 6 minutes après l'appel.
Dans ces conditions, seules 2 personnes ont survécues, soit 8 % des arrêts cardiaques (contre 2 à 3 % actuellement), et
15 % des fibrillations ventriculaires.
La ville d'Amsterdam a également fait une étude similaire  
Les zones couvertes étaient alternativement :
Zone d'expérimentation : les sapeurs-pompiers et les policiers étaient équipés de DSA (1063 policiers et 586
sapeurs-pompiers formés), et étaient déclenchés une minute après l'ambulance paramédicale (en raison du
temps de transmission des informations) ;  
Zone de contrôle : procédure d'intervention normale, seule une ambulance paramédicalisée était envoyée.  
Dans environ 66 % des cas d'arrêt cardiaque survenus devant témoins (469 cas au total), la victime était en fibrillation
ventriculaire à l'arrivée du DSA. L'intégration de DSA dans des véhicules sapeurs-pompiers et de police a permis de
faire descendre le temps de réponse de 1 minute 40 secondes (temps entre l'arrêt cardiaque et la délivrance du choc). Le
temps de mise en oeuvre du DSA était d'environ 2 minutes et demie pour les deux groupes (délais entre l'arrivée et la
délivrance du premier choc). Dans les deux groupes, 44 % des patients qui ont reçu le choc en moins de 5 minutes ont
survécu, ce qui montre l'intérêt d'une défibrillation précoce.
3/ Des exemples :
Le Plessis Trévise
Hyères
Montbard
Principauté de Monaco
Beaulieu sur Mer  
Les policiers, réanimateurs de quartier  
Vendredi 24 septembre 2004  
L’appareil n’est pas plus gros qu’une boîte à chaussures. Au Plessis-Trévise (94), les policiers municipaux ne
se déplacent plus sans leur défibrillateur. Comme dans la série télé « Urgences » ils peuvent désormais
ranimer à coup de décharge électrique une victime d’arrêt cardiaque. Une première en France. « Ici, nous
sommes enclavés aux confins de la Seine-Saint-Denis et de la Seine-et-Marne, explique la maire adjointe,
Michèle Boulay. Il faut, dans le meilleur des cas, dix minutes aux pompiers de Noisy-le-Grand (93) pour venir
ici, et vingt minutes pour le Samu de Créteil (94). Or, passés quatre minutes, les chances de survie après un
arrêt cardiaque sont minimes. Avec un défibrillateur, elles passent à une sur deux. »
L’appareil, qui équipe aussi la maison de retraite locale, est d’« utilisation enfantine » reconnaît un policier
municipal. Deux patchs sont à apposer sur le thorax, la machine se chargeant du reste. « Le défibrillateur
indique automatiquement si le pouls bat, explique-t-il. Si ce n’est pas le cas, il envoie le jus. »Et son
efficacité semble prouvée. « L’an dernier, en France, les pompiers ont sauvé deux mille vies grâce à ça »
assure Lionel Lahmaut, du Samu de Paris. Seul hic : les hommes du feu arrivent bien souvent « un peu tard »
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